Artiste peintre

MA DÉMARCHE


Je vais des yeux vers l’âme, j’offre le sujet et le spectateur le crée.
La démarche de la poésie : l’offre est faite. La liberté de la sensation est laissée au spectateur.

La peinture laisse apparaître une véritable recherche en profondeur, qui conduit d’une base figurative vers une transcription et compression abstraite des formes et couleurs, serrées dans des lignes à peine devinées.

Les structures dressées et les couleurs composées racontent ce qu’il y a d’essentiel dans un paysage, un site et une culture, ce qui en fait tout le cachet, les lumières et les ombres, l’histoire du lieu et l’usure de la vie.

Il faut „peindre“ la nature plutôt que de la copier. Il faut décrire la puissance et la fascination d’un lieu plutôt que de montrer sa simple apparence. Il faut mettre le doigt sur l’invisible intégré dans le motif – un coup de microscope sur un élément extrait, morcellé et disséqué d’un ensemble.

FIGURATIF - IMPRESSION - EXPRESSION - ABSTRACTION


Chaque art reflète une partie d'un monde et d'une vie. La manière dont il est présenté par l'artiste démontre et explique sa pensée et ses émotions.

Avoir des réactions et des inspirations, inventer de nouvelles formes, découvrir des structures inattendues et vouloir les développer avec les moyens de l'art tout cela est une expression de discipline, une manière d'émotion et une technique de morceler et d'abstraire les éléments d'un motif afin de les recomposer dans une peinture. cela rend sensible pour pouvoir entamer d'autres expériences et d'autres contemplations.

J'ai constaté que la nature même offre l'abstraction par le jeu des ombres et des rayons de lumière, par les effets de la chaleur et de l'air froid, par les couleurs de l'aube, de midi et du soir, composition et rythme de lignes et de couleurs en constant changement.

Donc naquit le souhait de morceler, de disséquer et de décomposer un motif, de chercher son essence et de la recomposer et comprimer. Voilà un moyen pour saisir la singularité d'un paysage ou d'un site, interprêté par une peinture sur le chemin de la figuration vers l'abstraction. Cela ne signifie ni illustrer, ni copier ou répéter le visible par vue superficielle. En suivant les lois de l'abstraction, la peinture reste sur les traces de la nature, en invitant les contemplatrices et contemplateurs à faire des découvertes inattendues et à se laisser capturer par les structures et couleurs, par la particularité et cette force nouvelle du motif de base. Le but est la recomposition de la texture d'un site afin d'aboutir à son abstraction "tectonique".

Cézanne disait que la nature est visible, mais que l'art la rend visible. Le moyen de recomposer et de comprimer créé une tension nouvelle, une surprise et une parallèle équivalente à la nature.

Verlaine défendait les impressionnistes contre l'académisme avec la remarque, que la tâche de l'artiste-peinte n'était pas de copier ce qui existe, mais de fournir une idée de ce que l'on verra dehors, après avoir vu ses peintures. Cette essence de peindre décrit Paul Signac : "Comme c'est restreint ce que l'on peut copier, comme c'est illimité ce que l'on peut créer."

D'ailleurs je me rends compte de plus en plus, qu'avec les Abstractions Tectoniques, mes peintures reflètent le temps qui passe sur le figuratif des motifs - aussi bien le temps qui passe depuis des siècles (sur une matière comme la pierre, le rocher, la ruine, la muraille, le bois, avec ses crevasses, fissures, lézards, décompositions, érosion et donc, ses changements de couleurs), que le temps d'une journée, avec les changements des couleurs sous ombres et lumières de l'aube, du matin, de midi, d'après-midi, du crépuscule ou du soir.

Ces impressions se démontrent dans l'abstraction qui recompose et restructure le motif de base figurative, en modification et variation dans le temps.

FIGÜRLICH - EINDRUCK - AUSDRUCK - ABSTRAKTION


Jede Kunst schafft ein Stück Welt und so wie dieses Stück Welt dargestellt wird, gibt sie Aufschluss über das gegenwärtige Empfinden und Denken des Künstlers.

Inspiration zu erhalten, neue Formen zu erkennen, unverhoffte Strukturen festzuhalten und weiterzuentwickeln, sind nichts anderes als ein Ergebnis von Disziplin und Training. Ich misstraue dem Warten auf Inspiration. Die Disziplin aus jahrzehntelangem "Hand-Werk", das immer wieder beharrliche Zeichnen von Linien, Kurven, Körpen, Strukturen, schwarz-weiss Flächen, Details machte sensibel für neue Erfahrungen, wie sie eines Tages die Farben und das Licht darstellen, ihre Strukturen und Abfolgen in einem Motiv.

Zeichnen ist Disziplin und Geduld. Es kommt der Wunsch, ein Motiv zu zerlegen, zu "sezieren”, etwas aus ihm "herauszulesen", um es neu zusammengesetzt wiederzugeben oder es zu interpretieren. Gleichzeitig môchte man die Betrachter dazu bringen, die Bildinhalte zu vervollstândigen und eine Tektonik, eine "Landschaft" neu oder anders zu sehen.

Meine Malerei agiert zwischen Gegenständlichkeit und Abstraktion. Sie bildet nicht ab. Die Abstraktion erschafft neue Naturstücke, neue, andersartige Landschaften, die im "Malprozess” entstanden sind und nicht durch das blosse "Abzeichnen” des Motivs. Vieles entsteht auch oft ohne Vorzeichnung. Einmal wird mitten im Malprozess ein bereits erreichter Entwicklungsstand übermalt und überformt (z.B. Mont Ventoux), ein andermal entsteht das Bild in einer einzigen Geste, in einem Malablauf (z.B. die Ockerminen oder die Aquitaines).

Dabei bin ich nicht an wirklicher Form und Farbe interessiert, sondern am eigenen Erleben. Zeigen, was eigentlich "so" nicht zu sehen ist, das aber "da” ist und das fasziniert. Rein Figuratives ist oft nur beliebig, unverbindlich-naturalistisch. Um aber die "Seele” eines Ortes zu zeigen, ihn zu "deuten" oder "umzudeuten", bedarf es eines hohen Masses an Abstraktion und Vereinfachung auf das "Wesen" einer Landschaft.

Cézanne hat es einmal so ausgedrückt: "Die Natur ist sichtbar und die Kunst macht sichtbar". Das Sezieren und Abstrahieren schafft eine Spannung, ein Eigenleben des Motivs und eine "gleichwertige Parallele" zur Natur.

Verlaine verteidigte die französischen Impressionisten in einem Artikel, der besagte, es sei nicht die Aufgabe der Malerei, das zu zeigen, was man sieht, sondern das zu zeigen, was man danach, nach Betrachtung dieser Werke, "sehen wird”. Dieses Imaginieren über einen Ort, über seine Farb-, Struktur- oder Lichtfaszination stellt den eigentlichen Grund für das "Weiterarbeiten" an einem Motiv dar. Es ist der Versuch die unverwechselbare Eigenheit einer Landschaft sichtbar werden zu lassen, und den Impuls, der von ihr ausgeht.

Eine Malmethode ist, ausgehend von ersten, "figurativen Ortsaufnahmen" seine Farb- und Lichttektonik herauszuarbeiten, seine Eigenheit zu abstrahieren, die letztendlich mehr über eine Landschaft oder einen Ort aussagt, als es jede unverbindliche, "realistische" Darstellung je könnte.

Ich bemerke immer mehr, dass ich mit den Tektonischen Abstraktionen eigentlich die Zeiten male, die über du Motive hinweggehen - sowohl die Zeit, die seit Jahrhunderten die Materie verändert, (mit Fugen, Sprüngen, Rissen, Mauerspalten, Verwerfungen und Erosion, sowie der Veränderung der Farben bein Felsen, Steinen, Ruinen, Mauern und Holz) als auch die Tageszeit mit der sich ändernden Farben morgens, in der Frühdämmerung, mittags, nachmittags, un der Abenddämmerung und abends.

Diese Eindrücke spiegeln sich in den Abstraktionen wider, die das urspüngliche Motiv erst sezieren und vereinfachen um es neu zu restrukturieren und zusammenzusetzen, ähnlich seinen Verwandlungen und Veränderungen im Laufe der Zeit.

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